Aller au contenu

Versa

L’évolution des standards d’identification logistique (et pourquoi ils deviennent un levier stratégique de pilotage)

    (et pourquoi ils deviennent un levier stratégique de pilotage)

    Bien comprendre l’histoire permet d’anticiper les évolutions technologies et avoir un levier d’avance sur le marché. Et combien même on le comprends, le poser, l’écrire c’est encore mieux.

    Aujourd’hui (2027), une petite révolution arrive au sein de la logistique avec le programme “2D barcodes”. On ne vous apprend rien…. Enfin au cas où 😊Ce qui est intéressant, c’est que l’on passe de l’identification et la data enrichie pour analyser, piloter, commander, optimiser, … et même pour communiquer.

    D’une identification “support” à une identification structurante

    Historiquement, l’identification logistique avait une fonction simple : reconnaître une unité (palette, carton, colis) pour la faire avancer dans un flux physique.

    Aujourd’hui, cette logique a profondément évolué. Les standards d’identification sont devenus un socle structurant du pilotage industriel et logistique.

    Le standard central reste le SSCC (Serial Shipping Container Code) défini par GS1. 👉 Introduit dans les standards GS1 dès les années 1990 et largement généralisé dans les années 2000, il constitue aujourd’hui la référence mondiale.

    Concrètement, le SSCC permet :

    • d’attribuer un identifiant unique, mondial et non ambigu à chaque unité logistique
    • d’être indépendant du contenu (contrairement au GTIN produit)
    • d’être encodable en code-barres (GS1-128) ou en RFID
    • de faire le lien entre flux physiques et flux d’information

    🔗 Source : GS1 – SSCC overview 

    👉 On ne “marque” plus une palette : on lui attribue une identité numérique opposable, comme une plaque d’immatriculation dans le monde physique.

    Le passage du code linéaire aux supports riches (2D, RFID)

    👉 Cette évolution est officiellement portée par GS1, notamment avec le programme “2D barcodes” visant une adoption globale d’ici 2027.

     

    👉 Le support d’identification devient alors un véritable vecteur de données, et non plus une simple étiquette.

    Les limites du code-barres linéaire (type GS1-128) sont aujourd’hui bien identifiées :

    • capacité de données limitée
    • dépendance à la visibilité et à la qualité d’impression
    • difficulté à supporter des cas d’usage avancés

    Depuis plusieurs années, une transition est en cours vers des supports plus riches.

    Les principales évolutions :

    • Codes 2D (GS1 DataMatrix, QR Code GS1)
      → permettent d’embarquer davantage d’informations sur un espace réduit
    • RFID / EPC (Electronic Product Code)
      → lecture sans contact visuel
      → lecture simultanée de plusieurs unités
      → automatisation des contrôles logistiques

    De l’identification “statique” à la donnée temps réel

    La transformation la plus importante ne concerne pas seulement le format… mais l’usage de l’identification.

    Aujourd’hui, les standards comme le SSCC sont utilisés pour :

    • lier chaque unité à un ASN (Advanced Shipping Notice / avis d’expédition)
    • automatiser les processus de réception et de contrôle
    • générer des preuves d’exécution (chargé, expédié, reçu, horodaté)
    • alimenter des indicateurs opérationnels (qualité, productivité, fiabilité)

    👉 Le SSCC devient une clé de synchronisation entre systèmes :
    WMS, ERP, TMS, systèmes d’automatisation.

     

    👉 L’identification ne sert plus à reconnaître un flux : elle sert à le prouver et le piloter.

    🔗 Source :

    • GS1 Logistics Handbook (dernière version disponible en 2020, toujours référence)
    • McKinsey – Supply Chain Visibility (2022) : https://www.mckinsey.com/capabilities/operations/our-insights/supply-chain-visibility

    Standardisation + automatisation = prérequis industriel

    Les standards GS1 (GTIN, GLN, SSCC) sont aujourd’hui conçus pour fonctionner dans des environnements automatisés.

    Ils permettent :

    • l’interopérabilité entre partenaires (fournisseurs, transporteurs, clients)
    • l’intégration avec les systèmes automatisés (convoyeurs, trieurs, contrôle quai)
    • la mise en place de processus sans intervention humaine

    Concrètement, cela rend possible :

    • le cross-docking automatisé
    • la réception sans scan manuel
    • le contrôle automatisé à quai
    • la corrélation fiable entre données et réalité terrain

    👉 GS1 rappelle explicitement que le SSCC est un prérequis pour les chaînes logistiques automatisées.

     

    👉 Sans standard robuste, l’automatisation reste fragile et non fiable.

    🔗 Source :

    Ce qui change vraiment aujourd’hui

    (et où VERSA est naturellement aligné)

    La vraie évolution n’est pas une question de technologie, mais de paradigme.

    On passe :

    • du marquage → à la preuve opposable
    • de l’identification → à la donnée exploitable
    • du scan humain → au contrôle automatisé
    • de la traçabilité → au pilotage opérationnel

    Autrement dit :

    Hier : “je sais reconnaître mes produits / palettes”
    Aujourd’hui : “je mesure, j’analyse, j’optimise, bref … je pilote mes opérations”

    C’est précisément à ce niveau que s’inscrivent les approches intégrées :

    👉 Les standards GS1 deviennent alors la colonne vertébrale de systèmes industriels pilotés par la donnée.

    Vous êtes perdu sur ces normes, contactez-nous pour en discuter :

    Message clé à retenir

    Les standards d’identification logistique ne servent plus simplement à identifier des unités.

    Ils sont désormais essentiels pour :

    • sécuriser les opérations
    • produire des preuves fiables et opposables
    • piloter la performance industrielle et logistique en temps réel

    👉 L’identification n’est plus un outil logistique.
    👉 C’est un levier stratégique de maîtrise des flux et des risques.